Histoire de la Légion étrangère

 

 

Depuis 1831, plus de 35.000 légionnaires sont tombés au champ d'honneur. "Étrangers devenus fils de France, non par le sang reçu, mais par le sang versé". La Légion étrangère a su traverser le temps et s'adapter aux techniques et aux missions d'aujourd'hui. Elle a su aussi garder intactes les qualités de cette veille Légion dont Lyautey disait au Maroc : « On ne saurait proclamer trop haut les mérites de cette troupe admirable et la bonne fortune que c'est pour la France d'en avoir une telle à son service. »

Depuis de nombreuses années – et particulièrement depuis la Guerre du Golfe où les Américains ont pu la voir en action -, la Légion étrangère est considérée comme l’une des meilleures troupes du monde.

La Genèse

Louis-Philippe, roi des Français, créée la Légion étrangère le 9 mars 1831. Il reprend alors une formule qui a fait ses preuves sous l'Ancien Régime ou dans la Grande armée : les étrangers au service de la France. Il introduit cependant une nouveauté : regrouper ces étrangers au sein d'une même unité plutôt que de former des régiments par nationalité. Bâtie sur ce principe, la Légion se montrera à la hauteur de l'héritage glorieux que lui transmettent les 400 régiments étrangers qui l'ont précédée. Son efficacité est rapidement prouvée et elle sera d'être employée sur tous les théâtres d'opérations en Europe et outre-mer. En un mot : partout où la France aura décidé d'engager ses armées. 1831 : la conquête de l'Algérie vient de commencer et réclame déjà de nombreux renforts. La Légion est créée pour fournir cet appoint de troupe. Elle se forme à partir de soldats de métier, sans emploi après les guerres impériales, et de révolutionnaires venus de l'Europe entière qui ont trouvé refuge en France. Les étrangers ont quitté précipitamment leur pays et n'ont plus de pièces d'état civil. Pour faciliter leur recrutement, le législateur autorise les engagements sur simple déclaration d'identité. Cette disposition, simplement utilitaire à son départ, permet en pratique de commencer une nouvelle vie. Une grande partie du mythe de la Légion, et du mystère qui entoure le légionnaire, vient de cette "deuxième chance" que la Légion offre à ceux qui acceptent ses règles. La loi du 9 mars 1831 (entérinée par décret d'application le 10 mars) pose ainsi les deux principes essentiels qui fondent, encore aujourd'hui, la particularité de la Légion : le service à titre étranger et la possibilité de servir sous identité déclarée.

1831 : l'Algérie

Les premiers légionnaires débarquent en Algérie en août 1831. Le 27 avril 1832, ils reçoivent le baptême du feu devant Maison Carrée et se taillent la réputation de soldats vaillants et endurants au fil des combats. Dans le même temps, ils manient tour à tour la pioche et le fusil et imposent un style qui deviendra bientôt la marque de la Légion : le soldat-bâtisseur. Leur chef-d'oeuvre : Sidi-bel-Abbès, une ville qu'ils bâtissent en 1843 et qui deviendra leur Maison Mère et la capitale de la Légion...

1835 : l'Espagne

Le 29 juin 1835, quatre ans après sa création, la Légion étrangère est cédée au gouvernement espagnol pour soutenir la reine Isabelle II dans sa lutte contre la rébellion carliste. En 1838, 500 légionnaires seulement rejoindront la France sur les 4.000 partis derrière leurs officiers.

Au cours de cette campagne naît l'amalgame, un principe toujours en vigueur de nos jours. Peu satisfait du système des bataillons par nationalités, le général Bernelle va brasser les légionnaires dans les unités, quelles que soient leur origine. Il impose également le français comme langue de commandement. La Légion y trouvera une cohésion jamais démentie.

1835 : la nouvelle Légion

L'absence des légionnaires s'est fait cruellement sentir en Algérie. Le 16 décembre 1835, moins de six mois après s'être séparé de la première, Louis Philippe décide la création d'une nouvelle Légion étrangère. Les effectifs sont facilement levés. En 1840, la Légion se scinde en deux régiments. La nouvelle Légion marche sur les traces de son aînée. Constantine (1837), Djidjelli (1839), Millianah (1840), Zaatcha (1849), Ischeriden (1857) constituent les étapes d'un parcours glorieux. La Légion acquiert sa réputation : une troupe solide au feu, rustique et endurante, sur laquelle on peut compter en toutes circonstances.

1854 : les guerres impériales

Sans interrompre son action en Algérie, la Légion participe aux campagnes du Second Empire. En Crimée (1854-1856), avec le siège de Sébastopol, et en Italie (1859), où elle s'illustre à Magenta et à Solferino.

1863 : l'année du Mexique

La Légion étrangère y conquière son plus beau titre de gloire : le combat de Camerone. L'héroïque résistance de la compagnie du capitaine Danjou dans la hacienda de Camerone est adoptée comme un symbole. Il s'agit, encore aujourd'hui, d'un modèle de comportement au combat dans toute la Légion. Faire Camerone devient alors l'expression qui illustre le sens du devoir lorsque les circonstances du combat deviennent défavorables... "Ils furent ici moins de 60, opposés à toute une armée. Sa masse les écrasa. La vie plutôt que le courage abandonna ces soldats français, le 30 avril 1863". L'anniversaire du combat du 30 avril 1863 est célébré de manière solennelle partout où se trouvent des légionnaires. A la Maison Mère d'Aubagne, 10.000 invités assistent chaque année à la prise d'armes. Traditionnellement, la prise d'armes est suivie d'une opération portes ouvertes à laquelle sont invités les anciens et la population du lieu de garnison.

1870 : premier engagement sur le sol français

La France est en difficulté face à la Prusse. Une première : contrairement à ce que prévoyait l'ordonnance de 1831, la Légion est appelée à servir sur le territoire continental du pays. Pour la première fois, elle incorpore également dans ses rangs des volontaires à statut particulier : les engagés volontaires pour la durée de la guerre (EVDG). Malgré cet afflux massif de recrues, la Légion combat dans les rangs de l'Armée de la Loire et connaît l'amertume de la défaite.

1883 : à la conquête de l'Empire...

L'année 1883 voit la relance de la politique d'expansion coloniale de la France. Le gouvernement renforce les effectifs de la Légion et en fait le fer de lance de ses corps expéditionnaires. Au Tonkin, dès 1883, sur l'île de Formose (1885), au Soudan (1892-1893), au Dahomey (1892-1894), à Madagascar (1895-1905) et au Maroc (1900-1934), les chefs militaires et coloniaux apprécient la valeur exceptionnelle de cette troupe "à qui l'on peut tout demander". La réputation de la Légion étrangère est telle que le général Gallieni, désigné pour prendre le commandement du corps expéditionnaire de Madagascar formulera cette étonnante condition : "Je demande d'emmener avec moi 600 hommes de la Légion étrangère afin de pouvoir, le cas échéant, mourir convenablement"... Mais la Légion n'est pas seulement une troupe combattante. Dans la phase de pacification qui succède aux avancées de l'armée française, elle participe activement, par la qualité et l'ampleur de ses travaux de génie civil, à la mise en valeur de la colonie.

1914-1918 : la première guerre mondiale

La Légion est à l'oeuvre au Maroc quand la Première Guerre Mondiale éclate. Une tradition, toujours en vigueur, s'applique alors : lorsque la France est en guerre, on demande aux légionnaires originaires du pays belligérant s'ils souhaitent ou non aller se battre contre leurs concitoyens. Le général Lyautey gardera ainsi les possessions françaises du Maroc, de 1914 à 1918, avec des légionnaires d'origine allemande. Les autres officiers généraux encadreront les volontaires étrangers qui, plus nombreux encore qu'en 1870, s'engagent pour défendre notre pays. Cinq régiments de marche sont constitués. En raison des pertes sévères, ils sont réunis en en seul le 11 novembre 1915, pour former le légendaire Régiment de marche de la Légion étrangère. Le colonel Rollet commande le RMLE après la mort du colonel Duriez, tué à la tête de ses hommes. Il ramène de ces quatre années de guerre le drapeau le plus décoré de l'armée française avec celui du régiment d'infanterie coloniale du Maroc.

1920 : pacification du Maroc et du Levant

A partir de 1920, la Légion est engagée sur deux théâtres : au Levant (Syrie et Liban), dans le cadre d'un mandat de la Société des Nations, et au Maroc, pour la phase finale de la pacification du pays. Inlassablement, les légionnaires marquent le territoire de leur trace. Le plus beau symbole de leur oeuvre reste le tunnel de Foum Zabbel, percé au pic et à la pioche dans le granit sur la route du Ziz. Bâti par les sapeurs pionniers du 3ème étranger, cet ouvrage est toujours mentionné sur les cartes actuelles comme étant "le tunnel du légionnaire".

1939-1945 : la seconde guerre mondiale

En 1939, la Légion présente le plus gros effectif de toute son histoire, avec plus de 45.000 hommes. Les 11ème et 12ème REI, le GRD 97, les 21ème, 22ème et 23ème RMVE (régiments de marche de volontaires étrangers), disparaissent dans la tourmente de 1940. La toute jeune 13ème DBLE (Demi-brigade de Légion étrangère) s'illustre à Narvik (Norvège), seule victoire française de la campagne de 1940. Elle entreprend ensuite une épopée qui la mènera de Bir Hakeim jusqu'à la victoire finale, aux côtés du 1er REC et du nouveau RMLE. La guerre se termine en Europe mais les Japonais attaquent par surprise, le 9 mars 1945, l'ensemble des garnisons françaises d'Indochine. Une retraite épique, menée avec énergie par le général Alessandri, permet au 5ème REI, le régiment du Tonkin, de se regrouper en Chine, après deux mois de marches et de combats. Avec plus de 9.000 morts, la Légion étrangère a lourdement contribué à la libération de l'Europe, sans pour autant connaître le repos dans les années suivantes.

1946-1954 : la guerre d'Indochine

A partir de 1946, le 2ème REI, la 13ème DBLE, le 3ème REI et le 1er REC débarquent successivement en Indochine. Ils sont bientôt renforcés par des unités d'un type nouveau : les bataillons étrangers de parachutistes. Dans cette guerre où le gouvernement ne veut pas engager le contingent, la Légion sera largement mise à contribution avec des effectifs qui atteindront dans cette période 30.000 hommes, dont une large majorité d'allemands. De Phu Tong Hoa à Dien Bien Phu, la Légion perd en Indochine 300 officiers dont 4 chefs de corps, et plus de 11.000 sous-officiers et légionnaires. Cette campagne est la plus meurtrière de toute son histoire.

1954-1962 : retour en Algérie

Avant même que ne cessent les hostilités en Indochine, les premiers troubles apparaissent en Afrique du Nord. La Légion combat d'abord au Maroc et en Tunisie. En Algérie ensuite, où elle inflige de sévères pertes aux bandes rebelles. Malgré les résultats militaires des opérations, l'Algérie deviendra algérienne et les légionnaires devront quitter cette terre sur laquelle, cent trente ans plus tôt, leurs aînés avaient débarqué. En 1962, le monument aux morts et la Maison Mère quittent Sidi-bel-Abbès pour être implantés à Aubagne. La Légion va chercher à se créer de nouvelles racines.

1962 : la transition

Engagée sans relâche au combat depuis sa création, la Légion aborde les années soixante dans une configuration totalement nouvelle. A l'instar du reste de l'armée, ses effectifs ont été largement diminués et son centre de gravité s'est déplacé en métropole. Elle conserve néanmoins une forte vocation à l'emploi outre-mer et y maintient une présence importante. Des garnisons sont créées à Madagascar, en Guyane, à Djibouti, en Polynésie française et dans l'archipel des Comores. Dans ces années où le baroud se fait rare, le légionnaire va trouver l'occasion de se dépasser en se lançant dans des chantiers dignes de ses anciens du Maroc. Le 5ème RE crée en Polynésie les infrastructures nécessaires aux essais nucléaires français. En Guyane, le 3ème REI accomplit des exploits pour percer la route de l'est et aménager le site de lancement du centre spatial guyanais. En métropole, le 61ème BMGL puis la CRTLE travaillent à la construction de pistes dans les grands camps militaires du Sud de la France (dans le Larzac ou à Canjuers par exemple).

1969 : retour aux opérations

La Légion est engagée au Tchad de 1969 à 1970, et y retournera de 1978 à 1988. En 1978, les feux de l'actualité se braquent le 2ème REP. L'audacieuse opération aéroportée menée sur Kolwezi (Zaïre) permet au régiment de sauver la population européenne du massacre. En 1983, la Légion s'engage à Beyrouth, dans le cadre de la Force multinationale de sécurité.

En 1991...

... lors de la guerre contre l'Irak, plus de 2.500 légionnaires participent au sein de la division Daguet à l'opération victorieuse Tempête du désert. Le 1er REC, le 2ème REI et le tout jeune 6ème REG y gagneront chacun une citation à l'ordre de l'armée. Les opérations vont ensuite se multiplier pour la Légion et le reste de l'armée française, dans un cadre qui devient multinational.

1992-2000 : un nouveau cadre d'emploi

1992 marque le début des actions de maintien de la paix sous l'égide de l'ONU. La Légion intervient au Cambodge (1992-1993), en Somalie (1992 et 1993), au Rwanda avec l'opération Turquoise (juillet à septembre 1994). Depuis 1993, les unités Légion se succèdent en ex-Yougoslavie dans le cadre des mandats fixés à l'armée française. Ils restent prêts à intervenir dans des missions plus classiques comme ce fut le cas en 1996 à Bangui, en 1997 à Brazzaville.

2001 - 2007...

Maintien de la paix, rétablissement de la paix, interposition, contrôle de foules, collecte d'armes : les légionnaires s'adaptent à toutes les missions qu'un leur confie. En 2002, ils étaientà Kaboul, certains comme instructeurs pour participer à la formation de la nouvelle armée afghane, d'autres pour déminer. En 2004 et 2005, la Légion est engagée en Haiti, en Afghanistan (dans le cadre des opérations PAMIR et EPIDOTE), en Côte d'Ivoire, au Kosovo et en Asie du Sud-Est, dans le cadre de l'opération BERYX d'aide aux victimes de catastrophes naturelles. En 2006, elle est engagée à nouveau en Côte d'Ivoire, mais aussi au Liban, dans le cadre de l'opération BALISTE, puis dans le cadre de la FINUL renforcée. Et toujours, quelle que soit la mission du moment, ils s'entraînement inlassablement pour être immédiatement opérationnels d'ils devaient être engagés dans un conflit à haute intensité.

 

Livre d'or

Lorsque le jeune engagé volontaire pénètre dans l’univers légionnaire tout est fait pour le convaincre qu’il intègre une nouvelle famille, un groupe extrêmement solidaire qui possède ses propres signes de reconnaissance et ses propres règles auxquels un homme ne cesse pas d’appartenir une fois son temps de service terminé.

La Légion étrangère, comme toutes grandes familles ou même comme chaque grande nation (Ne peut-on pas lire " Legio patria nostra " sur le mur du Musée de la Légion étrangère qui se trouve au fond de la place d’armes au Quartier Viénot ?), possède ses propres symboles. Elle a sa devise, ses couleurs, son emblème et son hymne, une manière spécifique de vêtir ceux qui l’ont intégré et même son propre saint patron.

Des éléments de tradition destinés à permettre aux légionnaires de s'identifier au groupe et aux profanes de les reconnaître parmi tous les militaires de l'armée française, c'est l'uniforme qui est le plus connu. L'uniforme des légionnaires a beaucoup évolué depuis la création de la Légion étrangère. Actuellement, l'uniforme des légionnaires est le même que celui des autres militaires de l'armée de terre. On y trouve simplement certaines pièces particulières.

Lorsque les légionnaires assurent un service de police ou participent à des cérémonies officielles, ils revêtent la tenue de parade. La couleur actuelle de l'uniforme de l'armée de terre est "terre de France". L'attribut caractéristique de la tenue de "travail" des légionnaires est le béret vert.

En été, les légionnaires portent une chemise aux manches retroussées au dessus du coude, au col ouvert et aux plis réglementaires, la ceinture bleue, les épaulettes de tradition, l'insigne du régiment accroché sur le haut du bras gauche et sur la poche de poitrine droite, un pantalon droit resserré sur les brodequins et le képi blanc jugulaire au menton. Les officiers et les sous-officiers portent un képi noir. Les galons et les boutons de chemise sont or ou argent selon l'arme. Au haut de képi des passementeries rappellent le grade. Une grenade d'or est cousue sur le devant de la coiffe des gradés. Les officiers ne portent pas la ceinture bleue et les épaulettes de tradition. Les gants leurs sont réservés, exception faite des légionnaires faisant partie de la garde du drapeau et du corps des sapeurs.

L'hiver, la chemise est entièrement boutonnée. Les légionnaires portent la cravate verte, une veste sur laquelle sont accrochées, sur le côté gauche, les décorations et, sur le côté droit, l'insigne de leur régiment, la ceinture bleue, les épaulettes de tradition, un pantalon resserré au nivaux des brodequins et le képi blanc. Les officiers et les sous-officiers portent le képi noir.

Les pionniers

Ils sont vêtus de la même tenue que les autres légionnaires, excepté qu'ils portent une hache sur l'épaule droite et un tablier en peau de buffle qui peut être soit fauve soit blanc. Les légionnaires appartenant aux unités de sapeurs pionniers portent tous la barbe.

Les musiciens

Ils composent les fanfares et la Musique Principale de la Légion étrangère et ne se distinguent pas tant par leur uniforme qui est le même que celui des autres "képis blancs", que par certains instruments dont ils jouent : les fifres et le chapeau chinois.

Bien qu'en majorité plus récents et parfois moins bien connus du grand public, ces éléments de reconnaissance sont tout aussi importants que l'uniforme.

Les couleurs de la Légion étrangère

Les légionnaires ont porté pour la première fois le vert et le rouge   sur leurs épaules lorsque, par un décret ministériel du 30 mars 1852, la contre épaulette alors en vigueur chez les fusiliers est remplacée par une épaulette à corps et tournante vert et à frange rouge qui sera elle-même remplacée par le modèle actuel en 1868. Actuellement le vert et le rouge se retrouvent sur les fanions, sur les flammes de tambours ou sur la insignes de tous les régiments étrangers.

La grenade

L'emblème de la Légion étrangère est la grenade à sept flammes qui est apparue sous sa forme actuelle durant la Seconde Guerre mondiale.

La devise

La devise actuelle de la Légion étrangère, qui se trouve inscrite sur le revers des tabliers de tous les emblèmes des régiments étrangers et sur l'insigne du 1er régiment étranger de cavalerie, est "Honneur et Fidélité". En 1920 elle a succédé à "Valeur et Discipline", elle-même apparue en 1848.

Le Boudin

Les accents de La marche de la Légion étrangère, dont la version actuelle de la musique date de la veille de la Première Guerre mondiale et les paroles probablement des années 1870, le célèbre Boudin - ce terme est-il employé dans son sens militaire (couverture roulée dans un sac de toile que le troupier portait sur son sac) ou alimentaire ? - sont parfaitement connus des Français pour être joués chaque année lors du défilé du 14 juillet par la Musique Principale de la Légion étrangère sur les Champs-Elysés.

Saint-Antoine le Grand

Chaque spécialité de légionnaire possède son saint patron (Saint Georges pour les cavaliers, pour les parachutistes ou encore Sainte Barbe pour les sapeurs...) dont la fête est célébrée dans chaque régiment de Légion en fonction de leur spécialité. Mais il existe également, et peut-être même surtout ce qui favorise l'unité de la Légion étrangère, un saint patron protecteur de la Légion étrangère dans son ensemble : Saint-Antoine ou plus exactement Saint-Antoine le Grand dont la fête est le 17 janvier.

Le képi blanc

Le képi blanc est le symbole du légionnaire dans le monde entier. A l'origine, il s'agissait en fait d'un couvre képi de couleur kaki, comme en portaient toutes les unités qui participaient à la pacification du Maroc. A la Légion, sous la double action du soleil et des lavages répétés, il prit vite un aspect immaculé et devint l'objet de fierté des anciens.

Il fera sa première grande apparition officielle à Paris le 14 juillet 1939 et son port sera étendu à tous les régiments à la fin de la guerre. Il n'est porté que par les militaires du rang, les sous-officiers et les officiers portent le képi noir frappé de la grenade à sept flammes.

La cravate verte

La cravate verte portée aujourd'hui par les légionnaires fut adoptée en 1945, après la découverte par le Régiment de marche de la Légion étrangère d'un important stock provenant des chantiers de jeunesse.

Les cravates venaient à point nommé pour équiper les formations de la Légion au sein desquelles cet effet d'habillement faisait cruellement défaut.

Elle devint réglementaire en 1946.

Le béret vert

Initialement, cette coiffure fut adoptée par les légionnaires des bataillons étrangers de parachutistes du corps expéditionnaire d'Indochine en 1948, tandis que les autres formations de Légion avaient conservé leur képi blanc.

A partir de la Guerre d'Algérie, l'usage du béret vert fut généralisé à l'ensemble de la Légion.

Les épaulettes de tradition

Les épaulettes portées sur la tenue de parade ont pris leur allure définitive, à corps vert et coutures tournantes rouges, dès 1868.

Ces couleurs vert et rouge ont été héritées des Suisses de la 2ème Légion de 1835. On les retrouve également sur les fanions des unités élémentaires.

Le port des épaulettes de tradition a été interrompu par périodes et l'usage en a été définitivement rétabli en 1946.

Les plis Légion

Les légionnaires portent sur leurs chemises et chemisettes de tenue de sortie une série de plis à l'ordonnancement parfaitement codifié qui donnent à ces effets réglementaires une élégance particulière.

Pour les cadres chargés de l'instruction, apprendre aux jeunes légionnaires à faire correctement les plis de leurs chemises est un moyen simple, concret et très efficace de leur expliquer ce que "travail bien fait" signifie, et de leur en donner le goût.

La ceinture bleue

A l'origine, c'était un accessoire destiné à protéger le personnel servant outre mer des affections intestinales. Elle se portait alors sous les vêtements. Peu à peu, elle prend place sur la veste ou sur la capote, par coquetterie.

La couleur bleue fut retenue et devint le signe distinctif de la Légion.

La tenue des pionniers

Les pionniers portent la barbe et le tablier de buffle et défilent la hache sur l'épaule. Ils rappellent la vocation de soldat bâtisseur du légionnaire.

Selon une tradition reprise de la Grande Armée, ils sont placés en tête des défilés, et ouvrent la route.

Dans leur régiment, les pionniers constituent l'équipe chargée de l'entretien et de l'amélioration de l'infrastructure du quartier.

La solidarité légionnaire

Les profanes n’ignorent pas la solidarité, symbolisée par le fameux " A moi la Légion! ", qui règne sous la grenade à sept flammes mais, si ils sont convaincus que cette solidarité réside dans la compréhension et l’entraide dont les légionnaires font preuve les uns envers les autres et est une réponse à la discipline de fer qui règne au sein des régiments étrangers, dans leur grande majorité ils ignorent sur quels principaux points de tradition s’appuie cette solidarité.

A leur arrivée à la Légion, les jeunes engagés volontaires sont solennellement accueillis par leurs aînés et lorsqu'ils quittent le service actif ils continuent tout de même à faire partie de la grande famille légionnaire. En Algérie les nouveaux engagés étaient accueillis à la gare de Sidi-Bel-Abbès par la musique de la Légion qui, en jouant le Boudin, les escortaient jusqu'au Quartier Viénot, de nos jours ils sont, si l'on peut dire, adoubés lors de la cérémonie de la remise du képi blanc.

Si la cérémonie de la remise du képi blanc a pour but d’accueillir les nouveaux volontaires en leur remettant un symbole distinctif d’appartenance afin de renforcer la cohésion du groupe, les cérémonies accompagnant le départ de vieux légionnaires ont pour objectif de rendre hommage à de valeureux anciens, d’inciter les jeunes à suivre l’exemple de leurs aînés en rappelant leurs comportements et d’indiquer aux partants que ce n’est pas parce qu’ils quittent le service actif qu’ils cessent d’être des légionnaires. Les cérémonies de départ sont toujours plus grandioses à la Maison Mère que dans les autres régiments étrangers et varient selon que les partants sont des officiers supérieurs, des officiers ou des sous-officiers.

Si la solidarité doit se vivre au quotidien (de nombreux rites ponctuent certaines parties de la journée des légionnaires et l’année est parsemée de différentes fêtes), elle est particulièrement rappelée lors de deux fêtes annuelles : la fête de Noël et la commémoration du combat de Camerone. C’est sans doute lors de ces festivités que le terme de " grande famille " prend tout son sens et que les jeunes engagés comme les jeunes officiers prennent réellement conscience qu’ils appartiennent désormais à un univers qui, certes, leur demande de s’investir totalement, mais qui, en échange, s’ils le désirent, peut leur tenir lieu de famille.

Cependant, ce n’est pas parce qu’un homme quitte le service actif qu’il abandonne automatiquement l’univers légionnaire. La Légion étrangère possède en effet depuis le milieu du XXe siècle, grâce à l’initiative du général Rollet, un service social extrêmement performant d’aide aux légionnaires et aux anciens légionnaires, actuellement baptisé Service du moral et Foyer d’entre aide de la Légion étrangère. Le S.M./F.E.L.E. est un organisme privé, purement légionnaire, doté de la personnalité morale, qui a pour mission la mise en oeuvre de tous les moyens nécessaires aux diverses formes d’entraide au profit des légionnaires et des anciens légionnaires.

La Légion honore ses morts

Avoir l’impression d’appartenir à une formation homogène est une chose, mais être légionnaire c’est également posséder un état d’esprit particulier. Tout militaire ne peut pas s’imposer " képi blanc " car il ne suffit pas de porter la coiffe immaculée, la ceinture bleue et les épaulettes de tradition pour être légionnaire. Un légionnaire doit aussi, et peut-être surtout, être dépositaire de la culture légionnaire : il doit savoir qu’il est l’héritier d’une longue lignée de soldats qui, depuis 1831, font preuve de bravoure et d’acharnement au combat, n’hésitant pas, dans les situations le plus désespérées où toute autre troupe n’aurait pas jugé déshonorant de se rendre, à se battre jusqu’au bout et que c’est son devoir d’agir de même.

C'est un comportement dont les légionnaires sont très fiers puisqu'il fait d'eux l'exemple même d'une troupe de vrais professionnels. La Légion étrangère prend donc grand soin de l'entretenir. La tradition se charge donc, par l'intermédiaire du culte des morts et des fêtes des différents régiments, de rappeler quotidiennement le comportement de leurs anciens aux jeunes légionnaires afin qu'ils puissent s'en inspirer.

La Légion étrangère ne pleure pas ses morts : elle les honore. Pour se faire elle dispose d'un Musée du souvenir et d'une fête, la cérémonie de Camerone.

Le Musée du souvenir fait partie d'un ensemble composé de trois lieux que l'on pourrait baptiser "lieux saints". Ces lieux de cultes sont tous trois installés à  la maison-mère de la Légion étrangère qui est le lieux de passage obligé de tout légionnaire entrant à la Légion, en transit entre les différents régiments étrangers ou quittant le service.

La Voie Sacrée

C'est le plus récent de ces "lieux sacrés". C'est l'allée bordée de rosiers qui, sur la place d'arme du Quartier Viénot, conduit au Monument aux morts.

Le monument aux morts

Le monument "La Légion à ses morts" a été inauguré en 1931. Ce bloc d'onyx sur lequel est posé un globe terrestre où apparaissent colorés de peinture dorée tous les lieux où ont combattu des légionnaires, entouré de quatre statuts de bronze, est installé entre la Voie Sacrée et le Musée de la Légion étrangère.

Le Musée du Souvenir

C'est le plus ancien des " lieux sacrés ". De 1888 - date de la pose de la première pierre de ce qui était alors la Salle d’Honneur de la Légion étrangère - à la fin du XXe siècle, le Musée a beaucoup évolué. Il comprend actuellement deux étages et se divise en deux parties avec d’un côté la Salle d’Honneur et la Crypte et de l’autre le musée proprement dit.

  • La Salle d’Honneur et la Crypte forment le coeur même du sanctuaire. C’est essentiellement par leur intermédiaire - les jeunes légionnaires reçoivent leur contrat d’engagement dans la Salle d’Honneur -, ainsi que par celle du Monument aux morts, qu’est transmise la tradition de fidélité à la parole donnée.La Salle d’Honneur présente, à travers l’exposition de portraits, d’objets personnels ou de médailles, certains officiers, sous-officiers ou légionnaires illustres, ceux dont les actes élèvent leurs auteurs presque au rang de héros.
  • La Crypte renferme la main du capitaine Danjou, les emblèmes des différents régiments de Légion et des panneaux sur lesquels sont inscrits les noms des officiers de Légion tombés depuis 1831.
  • Par l’intermédiaire de l’exposition d’objets divers - tableaux, fanions, pièces d’uniformes, objets ayant appartenus à des légionnaires, objets ramenés de campagnes diverses... -, le Musée rappelle l’histoire de la Légion étrangère
  • Camerone
  • L’anniversaire de  le 30 avril, enflamme d’un bout à l’autre de la planète, la Légion étrangère et tout ce qui s’en rapproche ou en provient. C’est l’événement " militaire " - en opposition avec les événements civils ou " familiaux " comme la fête de Noël - le plus important de l’année.
  • Camerone est un combat qui a eu lieu au Mexique le 30 avril 1863. Commandés par le capitaine Danjou, soixante cinq légionnaires retranchés dans l’hacienda de Camerone ont, à cette date, dans la région des Terres Chaudes, sur la route allant de Vera-Cruz à Puebla, repoussés, avant d’être submergés par le nombre et après la disparition de pratiquement tous les légionnaires, les assauts d’environ deux mille Mexicains. Si la 3e compagnie du régiment étranger a disparu à Camerone, son sacrifice a permis au convoi qu’elle était chargé de protéger de passer et de rejoindre Puebla.
  • Si la première commémoration du combat de Camerone a eu lieu en 1906, du fait de l'intervention de plusieurs officiers et particulièrement du général Rollet et du colonel Gaultier, le déroulement de cette cérémonie a beaucoup évolué depuis cette date. La commémoration de Camerone se déroule actuellement en deux grandes phases : une prise d'arme durant laquelle est lu le récit officiel du combat et une kermesse à laquelle sont conviés qui veut bien y venir, légionnaires, anciens légionnaires et civils. Camerone est célébré partout où se trouvent des légionnaires ou d'anciens légionnaires, aussi bien dans les unités de Légion, où quelles se trouvent et quelque soient leurs situations, que dans les associations d'anciens.
  • C'est bien évidemment à la maison-mère de la Légion étrangère que la commémoration est la plus grandiose puisque la main de bois du capitaine Danjou y est présentée aux troupes. C'est d'ailleurs pratiquement toujours cette cérémonies que les journalistes de la presse écrite comme de la presse audiovisuelle présentent au grand public.
  • Les fêtes
  • Chaque régiment de Légion possède en outre sa propre fête dont le déroulement est à peu près identique à celui de Camerone. Ces cérémonies, en particulier dans les régiments dont la fête commémore un combat héroïque auquel le régiment a autrefois pris part,  la création du corps ou la célébration d'un saint patron. Elles sont l'occasion de rappeler aux légionnaires l'histoire de leur unité et de les rapprocher de leurs aînés.   Si on honore Noël et Camerone, l'année, à la Légion étrangère, est rythmée par neuf anniversaires :
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  • 1er mars : 13e demi-brigade de Légion étrangère,
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  • 23 avril, Saint-Georges : 1er régiment étranger de cavalerie,
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  • 2 septembre, El-Moungar : 2e régiment étranger d'infanterie,
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  • 14 septembre, percée de la ligne Hindenburg : 3e régiment étranger d'infanterie,
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  • 15 novembre : 4e régiment étranger,
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  • 29 septembre, Saint-Michel : 2e régiment étranger de parachutiste,
  •  
  • 22 novembre, Sainte-Cécile : musique principale de la Légion étrangère,
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  • 1er décembre : 6e régiment étranger de génie,
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  • 5 décembre, Sainte-Barbe : 5e régiment étranger et 6e régiment étranger de génie
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  • Cinq unités de Légion ont choisi pour fête régimentaire une date marquant un événement particulier de leur histoire, que ce soit la création de l'unité ou un glorieux combat auquel elle a participé. Ces régiments sont :
    • trois régiments - le 4e étranger, le 6e étranger et la 13 demi-brigade - ont choisi de célébrer la date de leur création,
    • le 2e étranger et le 3e étranger célébrent leur fête à la date de deux glorieux combats auxquels ils ont pris part durant la conquête du Maroc pour le premier et durant la Première Guerre mondiale pour le second.
  • Les quatre autres célèbrent le saint patron de leur spécialité à savoir, Saint-Georges pour les cavaliers, Saint-Michel pour les parachutistes, Sainte-Cécile pour les musiciens et Sainte-Barbe pour les sapeurs.

Livre d'or

Les symboles visuels

Emblèmes et fanions

Les emblèmes (drapeaux et étendards) des régiments étrangers portent l'inscription "Honneur et Fidélité" en lieu et place de l'inscription "Honneur et Patrie", en vigueur dans le reste de l'armée française. Ils portent tous la mention "Camerone 1863". La Légion a le privilège de disposer des emblèmes de ses régiments disparus et des anciens drapeaux des régiments actuels. Ils sont conservés par le musée d'Aubagne et une partie d'entre eux est exposée dans la crypte. Les fanions des compagnies et escadrons sont vert et rouge sur l'avers, diagonale descendante, le vert contre la hampe. Le revers présente les couleurs réglementaires correspondant à la numérotation de l'unité.

La grenade à sept flammes

La grenade à sept flammes est un symbole largement utilisé. On la retrouve en motif ornemental dans la décoration des quartiers, sur le fanion des compagnies et des escadrons, sur les épaulettes de tenue de sortie ou sur les insignes de béret. Ornement réservé à certaines unités d'élite, elle a été officialisée à la Légion en 1874 et a pris progressivement son allure actuelle, avec ses sept flammes dont deux en retour et la bombe évidée. Sur les insignes de béret, le corps de la bombe porte le numéro du régiment. Sur les épaulettes, la grenade est surmontée des trois chevrons verts distinctifs de la Légion. Les trois chevrons sont portés par les unités qui, comme la Légion étrangère, appartenaient à l'ancienne armée d'Afrique.

La fourragère rouge - au couleur de la Légion d'Honneur la plus haute distinction militaire. Le légionnaire du 2ème REP se voit remettre cette fourragère au cours d'une céremonie. A l'issue de la "Promo" les légionnaires brevetés rentre dans la grande famille des légionnaires parachutistes

La pucelle - insigne caractéristique en forme triangulaire. Il est argenté avec un relief sur toute la surface avec un dragon d’Annam. En plein centre de l’insigne apparaît la flamme légion sur un rectangle rouge et vert et d’une lisière dorée. En haut à gauche le chiffre 2.

 

Au fil des décennies la Légion étrangère a su mettre en place une gestuelle, des coutumes et des traditions qui ont pour fonction de souder entre eux les hommes servant dans ses rangs. La tradition annihile les différences - Français, étrangers - qui existent entre les hommes pour en faire des légionnaires, des hommes solidaires les uns des autres, fièrs de porter le képi blanc, dépositaires d’une histoire commune, d’une culture commune et ayant tous le même état d’esprit. En résumé, la Légion étrangère est parvenue à mettre en place un ensemble de coutumes et de traditions qui créent, développent et entretiennent l’esprit de corps.

Origine du code d'honneur du légionnaire

Constatant dans les années 1980 que les jeunes candidats manquaient parfois de références morales, le Commandement de la Légion étrangère à fait rédiger le "Code d'honneur du légionnaire", véritable guide du comportement. Chaque jeune légionnaire le reçoit dans sa langue maternelle à son engagement. La signification et la portée de ce document lui sont expliquées au cours de sa formation initiale au 4ème Régiment étranger. Le Code d'honneur est la référence permanente : il vaut pour les actes les plus ordinaires de la vie courante (élégance de la tenue, camaraderie au quotidien...), et pour les règles de comportement à suivre au combat, qui feront du jeune légionnaire un digne héritier de ses anciens.

Le code d'honneur du légionnaire comporte 7 articles

Article 1

Légionnaire,
tu es un volontaire
servant la France
avec honneur et fidélité.

Article 2

Chaque légionnaire est ton frère d'arme quelle que soit sa nationalité, sa race, sa religion.

Tu lui manifestes toujours la solidarité étroite qui doit unir les membres d'une même famille.

Article 3

Respectueux des traditions, attaché à tes chefs, la discipline et la camaraderie sont ta force, le courage et la loyauté tes vertus.

Article 4

Fier de ton état de légionnaire, tu le montres dans ta tenue toujours élégante, ton comportement toujours digne mais modeste, ton casernement toujours net.

Article 5

Soldat d'élite,
tu t'entraînes avec rigueur,
tu entretiens ton arme comme ton bien le plus précieux,
tu as le souci constant de ta forme physique.

Article 6

La mission est sacrée, tu l'exécutes jusqu'au bout et si besoin, en opérations, au péril de ta vie.

Article 7

Au combat, tu agis sans passion et sans haine, tu respectes les ennemis vaincus, tu n'abandonnes jamais
ni tes morts,
ni tes blessés,
ni tes armes.

Héritier des glorieuses traditions des BEP, les bataillons étrangers de parachutistes de l'Indochine, et des régiments étrangers de parachutistes de l'Algérie, le 2e REP est l'un des quatre régiments d'infanterie de la 11e brigade parachutiste.

En 1948, les nécessités opérationnelles en Indochine rendaient la présence de parachutistes de plus en plus nécessaires et les Corps spécialisées existants ne suffisaient plus.Il devenait indispensable de transformer des troupes d’infanterie en troupes aéroportées.

C’est à la Légion qu’échut l’honneur de cette création.

Le 1er avril 1948, le 3ème REI forme en son sein une Compagnie Parachutiste qui doit renforcer le 3/1er RCP. Placée sous le commandement du Lieutenant MORIN, elle effectue dès le 26 avril une opération aéroportée sur Van Xa. Les 9 et 10 juin la voient sauter sur Cao-Bang pour renforcer la garnison. Cette Compagnie sera dissoute le 31 mai 1949 et son effectif sera versé au 1er BEP
Créé le 1er juillet 1948, le 1er Bataillon Etranger de Parachutistes voit le jour à Khamisis, près de Sidi-Bel-Abbès. Le Capitaine SEGRETAIN en prend le commandement et ce 1er BEP débarque à Haiphong le 12 novembre 1948.
Déjà le 28 mars 1948 avait été décidée la formation au Maroc d’un Bataillon Etranger de Parachutistes. Implantées à Sétif, ce n’est que le 9 octobre que sont officiellement créés le C.C.B et la 1ère Compagnie du 2ème BEP. Les détachements arivent peu à peu et sont rapidement dirigés vers l’école de saut de Philippeville. Les deux autres Compagnies formées par le 4ème REI viennent du Maroc. Après avoir reçu son fanion le 18 novembre, le 2ème BEP embarque le 13 janvier 1949 pour l’Indochine sur le « Maréchal Joffre » et touche Saïgon le 9 février. Le 13, il fait route sur Phoom Peng.

Peuvent pleuvoir grenades et gravats…

L’année 1949 sera partagée entre le Cambodge et la Cochinchine où le Bataillon connaît les rudes combats de la Plaine des Joncs. Les unités placées en alerte aéroportée sont alors parachutées dans tout le sud de l’Indochine.
L’année 1950 le voit intrevenir au cours d’opérations aéroportées amphibies ou de surface en Annam et au Laos.
Le 1er avril à Ba Cum, la 2ème Compagnie se distingue par un magnifique fait d’armes qui lui vaudra une citation particulière à l’ordre de l’Armée.
En octobre 50, le 2ème BEP fait mouvement sur le Tonkin, le 1er BEP ayant disparu provisoirement, décimé en assurant la retraite des garnisons de Cao Bang, That Ke et Langson.
Dès leur arrivée, les 1ère et 2ème Compagnies forment un Sous-Groupement parachuté à Xin Ma Kay (Haut Tonkin) pour procéder au repli des garnisons de Pakha et Hoang Suphi préssées par un ennemi très supérieur en nombre.
Jusqu’en juillet 1951, le 2ème BEP participe sans relâche à la défense du Tonkin.
Le 8 août, le Bataillon fait mouvement sur l’Annam où il y reste juqu’au 29 septembre. Il revient quelques jours à Hanoï puis est largué en pays Thaï afin de créer une diversion sur les arrières des rebelles qui encerclent Ngia Lo. A l’issue de cette opération éprouvante, un pont aérien ramène le Bataillon à Hanoï entre le 19 et le 24 octobre.
Son implantation dans le sud est alors ordonnée et il s’installe à Baquéo, près de Saïgon, du 26 novembre au 2 décembre. Envoyé à nouveau dans le Delta Tonkinois, le Bataillon participe aux opérations du secteur de Ba Vi et de la Rivière Noire. Pendant toute l’année 52 et jusque début avril 1953 se succèdent des mois d’opérations continuelles sur le pourtour et à l’intérieur du Delta.
Hélas, le Chef d’escadrons RAFFALLI est grièvement blessé le 1er septembre 1952. Depuis près de deux ans, il conduisait son unité de succès en succès. Evacué à Hanoï puis à Saïgon, il succombe de ses blessures le 2 septembre.
Le 17 juillet 1953, le 2ème BEP saute à Loch Bing. Il a pour mission de préparer le repli sur Din Lap des éléments qui doivent opérer la destruction de la base Viet. Cette opération réussit au-delà de toute espérance vaut au 2ème BEP sa 4ème palme en 4 ans d’existence.
Jusqu’en janvier 54, les opérations dans le Delta et ses abords se succèdent sans interruption.

Les héros ne veulent pas mourir…


Le 10 janvier 1954, le 2ème BEP est dirigé à nouveau sur le sud jusqu’à mi mars.
Viennent ensuite quinze jours de repos mérités sur Hanoï et c’est enfin le couronnement d’une épopée magnifique.
Les 9 et 10 avril , le 2ème BEP est largué au dessus du camp retranché de Dien Bien Phu.
Il y retrouve son frère d’armes le 1er BEP qui depuis le 21 novembre 1953 participe à la terrible bataille.
Le 23 avril, le Bataillon est chargé d’une contre attaque sur Huguette 6 dont la fureur des combats décimera la grande majorité des compagnies.
Quelques jours plus tard, le 25 avril, il reste tout juste assez d’hommes pour former un seul « Bataillon de marche étranger de Parachutistes ». à effectif très réduit.
C’est encore durant les 12 jours et les 12 nuits un combat continuel dans des conditions de cauchemar.
Le 7 mai, à 18 heures, le combat cesse.
Le 2ème BEP, lui, n’existe plus qu’à l’état de base arrière et de blessés dans les hôpitaux.
Le 25 mai, des éléments du 3ème BEP débarquent à Haïphong. Ils se réunissent autour des vestiges du 2ème BEP dont ils reprennent l’appellation.
Le 14 juillet, le 2ème BEP défile à nouveau dans les rues de Hanoï.
Après l’armistice, le bataillon fait mouvement vers le sud où il réalise un dernier accrochage avec les viets le 30.
Le 18 août, le 2ème BEP reçoit la fourragère aux couleurs de la médaille militaire pour les immenses sacrifices consentis par ses aînés.
Le 14 juillet 1955, le 2ème BEP reçoit, suprême honneur, la fourragère rouge de la Légion d’honneur au titre de ses six citations à l’ordre de l’Armée obtenue en six ans de combats âpres et ininterrompus : MORE MAJORUM.

Cie parachutistes 3°REI 1948

Lorsque l’idée parachutiste s’impose à la Légion, les formations TAP présentent déjà du titre de gloire glanée sur tous les champs de bataille de la Seconde Guerre mondiale. Mais l’Indochine sera vraiment le creuset d’où sortiront un état d’esprit et un style TAP français. La gloire du sacrifice, la nostalgie d’une cause perdu, entretiendra le mythe. La compagnie parachutistes 3e REI, est créé à compter du 1er avril 1948. Les volontaires viennent des régiments étrangers présents en Indochine. Dépendant organiquement du 3e REI, la compagnie est gérée sur le plan opérationnel par le 3/1er RCP. Stationnée à Hanoï, elle prend part immédiatement aux opérations actives. Le 16 mai, dans la région de Gia Loc, elle met hors de combat une 100 de rebelles. Les 9 et 10 juin, la compagnie est larguée sur Cao Bang pour renforcer la garnison. Après une série de brillantes actions dans les secteurs les plus exposés de la Haute Région , et des opérations aéroportées dans le Delta, la compagnie parachutistes du 3e REI dissoute le 31 mai 1949. Ses effectifs : trois officiers, quatorze sous-officiers, quatre-vingt douze caporaux et légionnaires, sont affectés au 1er BEP qui débarque en Indochine.

1er Bataillon Etranger de Parachutistes 1948-1955

Créé le 1er juillet 1948 à Khamisis (Algérie), le 1er BEP débarque en Indochine le 12 novembre et prend part aux opérations du Tonkin. Le 1er juin 1949, la compagnie para du 3e REI vient compléter ses effectifs. Le 17 septembre 1950, le 1er BEP saute sur That Khé. Il se sacrifie dans les calcaires de Coc Xa pour protéger le repli de la RC4. Son premier chef de corps, le commandant Segrétain y trouve la mort.Dissous le 31 décembre, il est reconstitué le 1er mars 1951 et va participer à une série incessante d’opérations à Cho Ben, sur la Rivière Noir et en Annam. Le 21 novembre 1953, il est parachuté à Dien Bien Phu. Dans cette bataille gigantesque, il compte 575 tués et disparus. Parmi les morts figurent les lieutenants Dumont, Boisbouvier et de Stabenrath, tués entre le 1er avril et le 13 mai ainsi que le sergent-chef Grimault, tué le 30 mars. Reconstitué le 19 mai 1954, le 1er BEP quitte l’Indochine le 8 février 1955. Il totalise cinq citations à l’ordre de l’armée et la fourragère aux couleurs de la Médaille militaire. Le 1er BEP devient 1er REP en Algérie, le 1er septembre 1955.

2ème Bataillon Etranger de Parachutistes 1948-1955

Le 2ème bataillon étranger de parachutistes est né le 1er octobre 1948, en exécution d’une prescription ministérielle en date du 27 mars 1948. Ses compagnies, constituées par la 4ème DBLE au Maroc et le dépôt commun des régiments étranger à Sidi-bel-Abbès, sont fournis par l’EDAP/25. Composé d’une compagnie de commandement et trois compagnies de combat du type « fusiliers-voltigeurs », il embarque à Oran , le 19 janvier 1949,à destination d’Indochine.Débarqué à Saïgon le 9 février, il est dirigé aussitôt à Kep (Cambodge), par la route.En novembre 1949, il s’implante à Quan Thé .Les premières opérations du bataillon ont pour théâtre le Cambodge, la Cochinchine et L’Annam. En octobre 1950, le 2e BEP est appelé au Tonkin. Renforcé successivement par une compagnie de mortiers lourds, il prend part à toutes les actions d’envergure qui se déroulent dans le Delta, en pays Thaï, dans le delta du Mékong et dans la plaine des Jarres. Son impressionnante série de succès est jalonnée, parmi tant d’autres, par la bataille de Nghia Lo , les combats acharnés de la route coloniale N°6 (RC6) et de Hoa Binh , la défense du camp retranché de Na San et l’opération aéroportée sur Langson. Enfin, couronnement d’une épopée magnifique, le 2ème BEP est largué sur Diên Biên Phu, les 9 et 10 avril 1954, au milieu de la fournaise. Après la contre-attaque du point d’appui de « Huguette », menée avec une rare détermination dans la nuit du 22 au 23 avril, les 2ème et 1er BEP fusionnent en un seul bataillon de marche étranger de parachutistes. Le 7 mai, le bataillon de marche est administrativement dissous, le 2ème BEP est créé à partir des effectif du 3ème BEP. Le 1er juin 1954, le 2ème BEP quitte l’Extrême Orient le 1er novembre 1955. Son fanion est chargé de six citations à l’ordre de l’armée et de la fourragère aux couleurs de la Légion d’honneur. Ses pertes s’élèvent à mille cinq cents officiers, sous-officiers et légionnaires tués, dont un chef de corps, le commandant Raffalli. Revenue en Algérie, le 2ème BEP devient 2ème Régiment Etranger de Parachutistes (2e REP) le 1er décembre 1955.

3ème Bataillon Etranger de Parachutistes 1948-1955

Créée en avril 1949 à Mascara, la 7ème compagnie d’instruction de parachutistes du 1er étranger rejoint Sétif sept mois plus tard et devient, à compter du 15 novembre 1949, le 3ème Bataillon Etranger de Parachutistes (3e BEP). Sa mission est d’instruire et de former les légionnaires destinés à la relève des 1er et 2ème BEP. Cependant, de janvier à juin 1952, il participe aux opérations de maintien de l’ordre en Tunisie.Le 4 mai 1954, quand la lutte fait rage à Diên Biên Phu, le 3ème BEP part pour l’Indochine. Le 25 mai 1954, il est à Haïphong. Le 1er juin, l'effectif du 3ème BEP est reversé au 2ème BEP lors de sa reformation. Il fusionnent avec les rescapés de bataillon anéanti à Dien Bien Phu. Entre-temps, grâce à de nombreux volontaires, le 3ème BEP renaît à Sétif. Revenue en Algérie, les trois bataillons étrangers de parachutistes vont accéder au rang de régiment. Le 1er septembre 1955, le 3e BEP est dénommé 3e Régiment Etranger de Parachutistes (3e REP). Implanté à Batna, il devient aussitôt opérationnel, mais le 1er décembre 1955, il est dissout : ses effectif fusionnent avec le 2e BEP. Pour former un nouveau corps, le 2e régiment étranger de parachutistes (2e REP).

1er Régiment étranger de parachutistes 1955-1961

Débarqué en Algérie le 25 février 1955, le 1er BEP devient 1er REP le 1er septembre 1955. Implanté à Zéralda, il comprend une C.C.S., une compagnie d’appui et trois compagnies de combat. Aussitôt , les opérations commencent : Nementchas, frontières tunisienne et marocaine, Ouarsenis puis de Suez. Le 6 novembre 1956, il débarque à Port-Fouad et opère rapidement le long du canal. Sa progression est stoppée par le cessez-le-feu et il regagne les djebels algériens le 10 décembre.Après la route du pétrole au Sahara, les opérations se succèdent sans relâche dans la région de Guelma. Les magnifiques résultats obtenus se payent par la mort du chef de corps, le lieutenant-colonel Jeanpierre, tombé à l’ennemi le 28 mai 1958, ainsi que celle de plus de cent légionnaires. En 1959 , la ronde les djebels reprend au cours des opérations « Jumelles », « Cigales » et « Ariège » dans les Aurès et, enfin, en Kabylie. Véritable fleuron des légionnaires et des parachutistes, le 1er REP s’abîme dans les événements du putsch d’Alger. Il est dissous le 30 avril 1961 à Thiersville.

Héritier des glorieuses traditions des BEP, les bataillons étrangers de parachutistes de l'Indochine, et des régiments étrangers de parachutistes de l'Algérie, le 2e REP est l'un des quatre régiments d'infanterie de la 11e brigade parachutiste

Les compagnies du 2ème REP

2 REP est une unité de combat répondant aux exigences d'alerte au plus haut niveau. Pour cela les compagnies de combat et de soutien s'entraînent au combat pour perfectionner ses connaissances dans la matière. Outre les compétences en combat d’infanterie blindée, le 2ème REP développe des connaissances dans les différentes spécialités : combat localité, combat en montagne, combat amphibie et sabotage - destruction. Tous les cadres et légionnaires du 2ème REP sont des combattants même s’ils occupent des postes de soutien. Tous participent à l’entraînement parachutiste et tous sont brevetés TAP.
Le fer de lance du régiment est composé des compagnies de combat, de la CEA et la CCL. Toutes ces compagnies doivent maintenir le niveau d’entraînement et de disponibilité pour répondre à une demande d’intervention dans un délai de 6 heures.  Le 2ème REP est en mesure d’envoyer 700 combattants à tout le moment. Sa position géographique et la discipline au sein du régiment sont des facteurs qui permettent d’obtenir ces résultats.

Compagnie de Commandement et Logistique (CCL)

Compagnie d'Administration et de Soutien (CAS)

Compagnie de Maintenance régimentaire (CMR) 5° Cie

1°CIE - Compagnie de combat (localité)

2°CIE - Compagnie de combat (montagne)

3°CIE - Compagnie de combat (amphibie)

4°CIE - Compagnie de combat (destructeurs)

Compagnie d'Eclairage et d'Appuis (CEA)

Compagnie de Réserve (CER) 6° Cie

Le 2ème REP est le seul régiment de l'Armée Française qui forme ses parachutistes. En effet les légionnaires-parachutistes passent leur formation TAP à Calvi dans l'enceinte de régiment. Toutes les autres unités de l'armée sont formées à l'école TAP (ETAP) à Pau. C'est la spécificité géographique du 2ème REP et spécificité Légion qui fait que les légionnaires obtiennent leur brevet chez eux.  

Chaque nouveau légionnaire affecté au 2REP passe une instruction TAP obligatoire. Cette formation est appelée "La promotion" qui dure de 2 à 4 semaines en fonction de disponibilité des avions pour la séance de saut. Quand "la promo" dure 2 semaines, la première est consacrée à l'instruction au sol et la seconde à la phase de vol et les sauts. Dans le cas ou cette formation est rallongée on inclut pendant une semaine la formation de combat FSE00.Après avoir passé son instruction de base à Castelnaudary, les légionnaires sont affectés dans les régiments Légion. Ceux qui ont la capacité et la chance après affectation à Aubagne sont regroupés par un sous-officier venu de Calvi, qui est chargé de leur récupération. Généralement c’est un moniteur de techniques TAP qui leur fera l’instruction durant «la promo». Après la prise en compte de jeunes légionnaires le sous-officier les emmène en Corse sur un ferry. Ils sont récupérés par un bus dans un port insulaire.   

L’arrivée à la caserne du 2ème REP se fait samedi matin. Durant le week-end toujours sous les ordres du moniteur, la nouvelle promo visite le Camp Raffalli et le musée des légionnaires parachutistes.   

La première semaine de la "promotion" le future légionnaire-parachutiste passe une serie de tests physiques, des tests TAP:

TAP1

  • 4 traction à la barre fixe
  • 15 flexions de bras( pompes)
  • 40 abdominaux
  • 30 flexions de jambes
  • 1 corde de 6 m (bras et jambes)
  • TAP2

    • 1500 m - course en treillis et un sac à dos de 11kg en moins de 9 minutes
    • 8000 m - course en treillis et un sac à dos de 11kg en moins de 60 minutes
  • TAP3
    • 10 m - apnée en treillis et avec un casque genau
    • 90 m - natation à l'issue de l'apnée en treillis et avec un casque genau
  • Première semaine : instruction au sol, équipement des parachutes, formation des câbles, préparations des gaines…
    Deuxième semaine : phase de vol, premier saut, second avec ouverture du ventrale, les autres sauts jusqu'à 6ème, qui donne la délivrance, obtention du brevet para. Le 2ème REP est le régiment de l’Armée Française qui saute le plus. La moyenne de saut par légionnaire est de 15 sauts par an.
  • Organisation de Service aérien:
  • Officier TAP – un officier responsable de toute activité aérienne concernant le 2ème REP.
  • SAER - Service aérien
  • Ce service est commandé par un sous-officier suérieure spécialiste des techniques TAP. Il lui incombe organisation des séances de sauts et des "promotions". Effectif de ce service est en général de 3 sous-officiers et 2 MDR.
  • SEPP – Section d’entretien et de préparation des parachutes
  • Cette section ne faite pas partie du SAER, mais sans elle l’entraînement TAP serait impossible. Elle a pour mission d’entretenir le parc TAP du régiment. Entretient et réparation de parachutes ainsi que des outils TAP. Elle appartient à la 5ème Compagnie UMR et dans ses rangs servent aussi les femmes militaires. Elles participent aux toutes activités du régiment sans actions de combat.